Du 19 au 25 octobre
Contenu
Cette semaine, nous mènerons une réflexion sur ce que signifie diriger soi-même sa formation. Est-on tous autodidactes ? Lorsque nous entreprenons un apprentissage de manière autonome, hors des établissements dédiés, comment le considérons-nous ? Comment savons-nous que nous apprenons ? Comment faisons-nous reconnaître les apprentissages réalisés ? Comment articulons-nous les apprentissages autonomes et les formations réalisées dans des organisations spécialisées ? Comment savons-nous ce que nous avons besoin d'apprendre ?
Lectures - vidéos - butinage
Pour ceux qui débutent dans ce sujet :
Le goût d'apprendre : une série de 10 émissions en vidéo, réalisée par l'AFPA (organisme de formation des adultes, France). Gérer son temps, trouver son style d'apprentissage, réactiver sa mémoire... Et bien d'autres sujets !
Pour ceux qui connaissent déjà un peu le sujet, et qui n'ont pas peur des textes longs :
Désir d'apprendre : un bel article de Philippe Meirieu (spécialiste des sciences de l'éducation), qui souligne qu'apprendre implique de tâtonner, de se tromper, et qu'apprendre n'est pas synonyme de réussir...
Apprendre à apprendre : un site réalisé par l'université Lille 3, destiné aux étudiants. Les contenus sont austères, parfois d'un abord difficile, mais les différentes sections traitent des problématiques pertinentes pour l'amélioration des capacités personnelles d'apprentissage.
Peut-on se former seul ? Apprentissage numérique et autoformation. Un long billet sur le blog de Pédagoform, qui réunit expériences, idées et acteurs de la formation professionnelle. Le billet pose de nombreuses questions stimulantes pour la réflexion sur ses propres pratiques d'autoformation.
L'autoformation, un article sur le site de Peuple et Culture. Peuple et Culture est un grand mouvement d'éducation populaire né après la deuxième guerre mondiale en France.
Pour les spécialistes de ce sujet, et qui adorent les textes de type universitaire :
De l'apprentissage informel à l'autoformation dans l'éducation. Article écrit par Hélène Bezille en 2008. Pour les plus courageux des participants, car l'article fait 10 pages. Mais il est très intéressant notamment our comprendre l'articulation de l'apprentissage informel, de l'autoformation et de la formation tout au long de la vie.
Activités
Chacun précisera ses propres stratégies d'auto-apprentissage. Il sera intéressant de réagir sur les témoignages d'autres participants et d'autres ressources glanées sur le web.
Nous vous proposons cette série de questions pour réfléchir au thème traité cette semaine. Piochez dedans, servez-vous, n'essayez pas de répondre à tout !
1- L'apprentissage informel
- Aujourd'hui, est-ce que vous avez appris quelque chose ?
- Si oui, quoi ?
- Si non, quand avez-vous appris quelque chose pour la dernière fois ?
- Comme est-ce que vous savez que vous avez appris telle ou telle chose ?
- Que devez-vous faire pour retenir ce que vous avez appris, puis l'utiliser ?
- Comment apprenez-vous le plus : "par hasard'", au fil des jours et sans vraiment avoir l'intention d'apprendre, ou "volontairement", lorsque vous cherchez de l'information, des contenus, des témoignages... sur un sujet précis ?
- Avez-vous une passion, un sujet que vous adorez ?
- Pourquoi et comment en savez-vous plus sur ce sujet que sur les autres ?
2- L'apprentissage formel
- Etiez-vous un "bon élève" ou un étudiant brillant ?
- Vous souvenez-vous de la matière, du cours... que vous aimiez le plus, lorsque vous étiez élève ou étudiant ?
- Qu'est-ce qui fait que vous préfériez cette matière ou ce cours aux autres ?
- Avez-vous l'impression d'en avoir appris assez, lorsque vous étiez à l'école ou à l'université, sur cette matière ?
- Etes-vous devenu un "spécialiste" de cette matière que vous aimiez tant (au niveau professionnel ou tout simplement à titre privé) ?
- Après être sorti du système scolaire ou universitaire, avez-vous continué à développer vos connaissances sur cette matière ?
- Si on vous offrait une année sabbatique, tous frais payés, pour apprendre autant que vous le voulez sur le sujet de votre choix, à quoi consacreriez-vous cette année (quel sujet, comment apprendriez-vous, où iriez-vous etc.) ?
- Avez-vous déjà eu envie de ce genre d'expérience ?
- L'avez-vous déjà réalisée, même à une plus petite échelle ?
- Vous sentez-vous libre d'apprendre ce que vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez ?
Réunion du 25 octobre
Intervenant : Denys Lamontagne, fondateur et directeur de la revue en ligne Thot Cursus, qui explore les relations parfois compliquées qu'entretiennent l'éducation et la formation avec la culture numérique. Denys évoquera son parcours d'autodidacte, qui l'a mené de la voile à la physique, en passant par la formation aux adultes et le marketing. Avec beaucoup de TIC dans tout cela !
Où trouver Denys Lamontagne sur la toile ?
Essentiellement sur Thot cursus : http://cursus.edu/fiche-usager/24/denys-lamontagne/ où Denys a écrit plusieurs milliers d'articles depuis la naissance du site, en 1997.


Commentaires
Sugestion d'un espace de formation pour apprendre à apprendre
Humble suggestion / invitation pour un espace de formation pour apprendre à apprendre: espace utilisé avec des apprentis, pas encore avec des formateurs ... commentaires bienvenus!
Note: possibilités de se connecter avec un compte edu (mot de passe edu également) à l'espace de formation (lien) ou de laisser un message sur mon eac (espace d'apprentissage collaboratif). A vous lire très prochainement!
réponse à espace de formation
Bonjour!
Redevenir un apprenant vierge de toute formation ?
Bonjour,
Le professionnel, sur sa chaire perchée et non percée, point de pataquès, tient en son cortex, son mille-feuilles de normes, audits, cahier des charges, comparatifs, états de l'Art, émulation entre pairs, exigences budgétaires... Encore faut-il aussi qu'il se garde de s'embourber dans le puits sans fond des marottes ou pire l'idiosyncrasie barbare pour avancer.
Il est rare que la candeur par tant d'élixirs exhumés s'empresse de lui voler, si ce n'est contre de hauts émoluments, son gagne-savoir.
Plus que de coutume, le professionnel des autoroutes informationnelles, de l'Economie de la Connaissance, de la dématérialisation, de la Gestion électronique du document, aimerait ôter son mortarboard, et de retrouver, l'espace d'un instance un tableau vierge de tout signe.
Petite boutade pour signaler que le MooC, y compris pour le professionnel, se révèle source d'interrogations pour ne pas dire de remise en question.
Le mille-feuilles est tombé dans le sac de propositions que cette "culture des masses" de la Connaissance paraphe d'un ITyPA qui s'inscrit dans l'Histoire, de la Bibliothèque d'Alexandrie à Marshall McLuhan en passant par les cathédrales et Gutenberg.
ITyPAcalement vôtre,
Eddy
un apprenant vierge ?
Bonjour!
Mes références étaient un peu
Mes références étaient un peu plus spirituelles et moins prosaïques... Je suis d'une autre époque, je le concède.
Quant à votre constat, il relève d'une observation quotidienne : pas d'efforts au-delà de Google.
Je pars du principe que dans les métiers de l'Info-Doc, l'humilité et la remise en cause permanente devraient faire règle comme accepter qu'on puisse encore, de nos jours, apprendre sur le tas.
En tant qu'écrivain, je corrige des mémoires ou rapports de stage. Les étudiants obtiennent en soutenance 18/20 alors que le véritable niveau oscille plutôt entre 9 et 12 pour être généreux.
Interrogés, les professeurs répondent qu'il faut bien récompenser l'investissement de l'étudiant.
Sur ce succès, les brillants champions s'élancent vers le Doctorat et la Science.
Bien-entendu, ce n'est pas une généralité mais les déficiences incitent au débat.
Au fond, deux problématiques transversales :
- la formation continue qui, par nécessité, est devenue obligation même si elle est vécue comme un plaisir,
- un système universitaire latitudinaire : j'ai vu des entreprises incapables de trouver un candidat Français digne de ce nom et recruter un Brésilien ayant fait d'excellentes études dans son pays et aux Etats-Unis.
On parle de fuite de cerveaux mais rarement de cerveaux à fort dysfonctionnement neuronal.
Le MooC peut être, en plus de promouvoir les formations des organismes et universitaires qui le portent, l'occasion de recruter des personnes à haut potentiel mais dépourvues de diplômes.
Qu'en pensez-vous ?
ITyPAcalement vôtre
les apprenants
Bonjour!:
Bonjour,"Quant à votre
Bonjour,
"Quant à votre constat, il relève d'une observation quotidienne : pas d'efforts au-delà de Google" pour être plus clair, j'aurais préciser de la part des élèves."
Je devais être professeur d'anglais par amour de la langue. J'ai découvert lors de stages que je ne pourrais tenir plusieurs classes à bout de bras toute l'année.
Le temple des élèves, ce n'est pas l'école mais l'hypermarché, voilà en ce quoi, ils sont prosaïques.
Je me suis réorienté sur les métiers de l'info-doc dans le privée qui réserve d'autres défauts.
J'admire les professeurs mais je ne suis pas l'étoffe d'un héros et encore moins d'un martyr.
Je ne cherchais pas à vous taquiner et encore à vous blesser. Si tel est le cas, veuillez accepter mes excuses.
Quant à nos joies, il faut les chercher dans notre jardin où, pour citer Pierre Lévy, dans "l'universel sans totalité" d'un MooC, par exemple.
Sans rancune et bien du courage,
ITyPAcalement vôtre,
Bonjour, que veut dire votre
Bonjour, que veut dire votre dernière phrase ? (je crois que vous écrivez vite, un peu trop vite sans doute...)
réponse à bonjour
réponse à bonjour
Oui, vous avez raison, j´écris toujours très empressée et quand je n´ai qu´une minute libre. Au moins vous êtes gentil: ça signifie:
réponse à Bonjour qunat à votre
Bonjour.